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Église du Christianisme Céleste appelle à une forte mobilisation dans le calme à l’occasion de l’élection présidentielle du 12 avril 2026

Par une matinée empreinte de ferveur ce vendredi 10 avril, la salle des fêtes Ubuntu de Porto-Novo est devenue le cœur battant d’une nation en quête de sérénité. À deux jours d’un scrutin présidentiel historique, l’Église du Christianisme Céleste (ECC), sous la voix du Suprême Évangéliste Eskil Sakalie, a délivré un message qui dépasse le simple cadre religieux pour toucher l’âme du citoyen.Avant que les mots ne tombent, il y a eu le silence. Puis les chants et la prière. Dans cette salle Ubuntu dont le nom rappelle à lui seul notre humanité commune l’atmosphère était chargée d’une gravité douce. Ici, on ne parlait pas de candidats, mais de destin national.Le Suprême Évangéliste Eskil Sakalie, porteur d’une parole de mobilisation spirituelle et civique, a d’emblée rappelé que le chrétien ne peut être un étranger dans sa propre cité. « Nous ne pouvons pas rester spectateurs de ce moment historique ! », a-t-il lancé avec une force tranquille.L’humain était au centre de chaque phrase. On a senti, à travers le texte lu, une volonté farouche de conjurer les vieux démons de la division. L’Église ne se contente pas de conseiller, elle exhorte chaque Béninois à prendre son destin en main, physiquement.« Lève-toi ! Prends ta carte biométrique… Marche vers le bureau de vote dans le calme, dans la dignité et dans la foi ! »Ces mots ne s’adressaient pas seulement à des fidèles en robe blanche, mais à l’agriculteur, à l’étudiant, à la mère de famille. C’est un appel à une « maturité citoyenne » où le bulletin de vote remplace la colère. Le journaliste que je suis a noté cette insistance presque protectrice : *« Pas de violence ! Pas de trouble ! Pas de provocation ! ». Un mantra répété pour que le sang ne coule pas, pour que seule l’encre indélébile marque ce dimanche.Le moment le plus intense de l’allocution fut sans doute celui où l’aspect personnel a rejoint le politique. Le Suprême Évangéliste a longuement évoqué la guérison des blessures internes de l’institution. En rendant hommage au Chef de l’État, Patrice Talon, pour son rôle de médiateur dans les crises qui ont autrefois secoué l’Église, il a rappelé que la paix est un édifice fragile que l’on construit ensemble.« C’est doux pour des frères de demeurer ensemble », a-t-il souligné, citant le Psaume 133, dans un soupir qui semblait soulager des décennies de larmes et de divisions.En quittant la salle Ubuntu, on peut lire la certitude et de joie dans le visage des Célestes et d’autres personnes présents. Pour l’Église du Christianisme Célestes, voter n’est pas un choix, c’est un devoir envers Dieu et envers ses enfants. Le message se conclut sur une note d’espoir universel, une invitation à ne pas baisser les bras face aux défis du temps :« Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas.»Dimanche, le peuple béninois est convoqué aux urnes. Grâce à cette sortie, la communauté céleste s’y rendra non seulement avec une carte d’électeur, mais avec une conscience éclairée, prête à écrire, dans le calme, une nouvelle page de son histoire.Brice Ahouanmenou

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